La Gueule d’Or La cantine du Fourneau

À partir d’octobre 2026, l’équipe du Fourneau s’installera définitivement dans son nouvel équipement pour accueillir les premiers artistes.

"La Gueule d’Or", espace de restauration et de fabrique de liens entre artistes et habitants ouvrira également grand ses portes !

La Cantine du Fourneau
Une cantine conviviale et engagée, ouverte aux personnes travaillant aux Ateliers des Capucins ainsi qu’à toute personne souhaitant se restaurer le midi aux côtés de l’équipe du Fourneau et des artistes.
Pensée comme un espace de rencontre et de partage, La Gueule d’Or favorisera les échanges entre les équipes artistiques accueillies en résidence, les salariés permanents du site et les publics de nos événements. Ici, on se retrouvera autour de grandes tablées, pour encourager le mélange des personnes, des parcours et des imaginaires.
Le service sera assuré directement au Fourneau par notre cheffe cuisinière, dans une ambiance de « bonne franquette » qui allie simplicité, qualité et générosité.

Un projet culinaire engagé
La cantine du Fourneau collaborera avec l’association Vert le Jardin, qui cultive une ferme urbaine… à seulement 11 minutes de brouette ! Ensemble, nous défenderons une alimentation majoritairement végétarienne, locale, de saison et respectueuse de l’environnement.
Notre démarche s’inscrira pleinement dans une réflexion sur l’alimentation durable et accompagnera la transition écologique encouragée par la loi CACTE.

Un lieu unique au cœur des Capucins
La cantine se situera au 25 rue de Pontaniou, au sein des Ateliers des Capucins, ancien site industriel militaire devenu aujourd’hui un véritable tiers-lieu solidaire, participatif et culturel.
Un espace pensé pour se rencontrer, créer, pratiquer, apprendre, partager, se poser, débattre… et bien sûr, manger ensemble.


POURQUOI LA GUEULE D’OR ?

La Gueule d’Or – Brest, mémoire populaire de l’Arsenal
Au cœur du Brest ouvrier et maritime, entre les murs de l’Arsenal, s’élevait La Gueule d’Or, un restaurant populaire qui résonnait du vacarme des verres et des conversations animées. Ce n’était pas un établissement raffiné, loin de là, mais un lieu de vie, de fraternité, où se côtoyaient ouvriers, marins, artisans et parfois officiers en civil. On y amenait sa gamelle pour manger un plat simple, boire un verre, refaire le monde et surtout oublier un instant la rudesse du travail à la corderie, aux ateliers ou sur les quais.
C’est en 1961 que le premier restaurant coopératif à gestion ouvrière, fut ouvert à Quéliverzan, surnommé comme celui de la Madeleine « La Gueule d’Or », grâce à une subvention annuelle de la Marine. Les ouvriers, à la fois clients et sociétaires, élisaient un conseil d’administration chargé de la gestion. Il servait chaque midi plus de 4 000 repas de qualité à prix modique. Avec le temps, les restaurants ont été agrandis, modernisés et améliorés tant sur le plan de l’hygiène que de la qualité des repas.
C’était un carrefour social, un lieu de brassage et de solidarité, à l’image de la ville : populaire, résistante et animé malgré les épreuves.
Aujourd’hui disparu, le restaurant La Gueule d’Or reste dans les mémoires ouvrières brestoises comme un morceau de patrimoine vivant : celui des « gueules noires » de l’arsenal, des travailleurs de la mer et des familles qui faisaient de Brest une cité à la fois rude et profondément humaine.